Le marché immobilier sera-t-il favorable aux acheteurs en 2022?

Le marché immobilier sera-t-il favorable aux acheteurs en 2022
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Le marché immobilier sera-t-il favorable aux acheteurs en 2022?

Non, les acheteurs ne seront pas encore favorisés sur le marché immobilier en 2022. Celui-ci continuera d’être davantage propice aux vendeurs, mais retrouvera un certain équilibre. Le marché immobilier avancera donc tranquillement vers un retour à la normalité pour l’année à venir. 

D’ailleurs, selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, il a déjà été possible de constater une réduction considérable des ventes. En effet, les ventes de propriétés unifamiliales ont chuté d’environ 50 % en juin 2021 comparativement à juin 2020

Plusieurs économistes et analystes financiers estiment également que la surenchère et les offres multiples connaîtront une diminution significative. Depuis le début de la pandémie, ces phénomènes ont caractérisé le marché immobilier et ravi les vendeurs. Ces derniers ont pu profiter de la hausse phénoménale des prix, d’un grand pouvoir de négociation et d’un énorme bassin d’acheteurs potentiels.

Même si les conditions du marché immobilier demeureront favorables pour les vendeurs en 2022, les acheteurs bénéficieront d’opportunités intéressantes.

 

Quels ont été les impacts de la pandémie sur le marché immobilier en 2020?

La pandémie a eu comme effet de stopper complètement les activités du marché immobilier au printemps 2020. Malgré ce temps d’arrêt obligatoire, les transactions immobilières ont rapidement connu une montée phénoménale, et ce, dès la fin de 2020. Il s’agit même d’une année record selon les données relevées par MLS (L’Indice des prix des propriétés). 

Durant cette période particulière, plusieurs éléments ont influencé les acheteurs et les vendeurs à entreprendre des démarches de vente ou d’achat, soit :

  • le confinement
  • la diminution des dépenses (budget voyage, magasinage, restaurant, etc.)
  • le télétravail
  • la fermeture des commerces
  • l’arrêt des voyages

Ce contexte engendré par la pandémie a ainsi augmenté la demande, diminué l’offre et déstabilisé tout le marché. Une complexité d’acquisition s’est alors affichée dans de nombreux quartiers convoités. Il y a eu également un véritable phénomène de surenchère et d’offres multiples. 

Pourquoi y a-t-il eu une diminution des inscriptions de propriétés sur le marché immobilier en 2020?

De nombreux retraités et personnes âgées ont décidé de mettre leur projet de vente en attente étant donné la crise désastreuse qui se déroulait dans les RPA, résidences et CHSLD. Cette situation a donc contribué à diminuer l’offre de propriétés accessibles sur le marché immobilier. 

L’incertitude provoquée par la pandémie s’avère également un facteur important de la réduction de l’offre immobilière. Certaines personnes craignaient de vendre leur maison puisqu’elles avaient peur de ne pas réussir à acheter une nouvelle résidence. L’ensemble de ces éléments a ainsi créé une rareté et exercé une pression sur le marché.

Qui est responsable de la surchauffe immobilière?

La surchauffe immobilière n’est pas provoquée par le travail des courtiers immobiliers, mais bien par les conditions du marché. Les courtiers immobiliers n’ont pas contribué à la hausse rapide des prix des propriétés contrairement à ce que plusieurs personnes avançaient. 

C’est ce que révèle un mémoire rédigé par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec qui met plutôt la responsabilité de cette surchauffe sur différents éléments tels que la rareté de l’inventaire immobilier. En effet, près de 40 000 unités seraient manquantes.

Tel qu’indiqué dans le mémoire, « la surchauffe immobilière a été causée par une demande jamais vue combinée à une offre insuffisante ». Une dizaine d’autres facteurs ont été analysés et identifiés au sein de ce mémoire pour expliquer la crise immobilière.

Est-ce que la surchauffe immobilière s’essoufflera en 2022?

Oui, la surchauffe immobilière diminuera durant la prochaine année. Certains experts croient que les prix se stabiliseront, et ce, surtout pour les propriétés situées en périphérie des zones urbaines. Les prix demandés demeureront élevés, mais les hausses annuelles seront plus modérées. 

La surenchère s’estompera également petit à petit dans les différentes villes de la province. Ce phénomène restera sans doute un peu présent, mais les transactions se concluant à des montants de près de 100 000 $ de plus du prix demandé deviendront plutôt rares.

Quel est l’état du marché immobilier actuel?

Sur le marché immobilier actuel, il est possible d’observer davantage de baisse de prix, d’annulation de mandat ainsi que des propriétés qui expirent, c’est-à-dire qui ne trouvent pas preneurs à la fin du mandat de vente. Ces éléments indiquent que le marché immobilier commence doucement à s’ajuster.

Une forte réduction des transactions immobilières a déjà été constatée dans certaines régions de la province. À Québec, les ventes ont chuté de 40 % durant l’été 2021 comparativement à l’été 2020. Au Canada, les ventes résidentielles ont également diminué de 3,5 % par rapport à la saison estivale 2020. C’est donc un ralentissement des activités immobilières communes à l’ensemble du pays qui est remarqué.

Quelles sont les tendances du marché immobilier actuel?

Sur le terrain, les courtiers immobiliers notent une tendance à la baisse en ce qui concerne le nombre de propriétés vendues en surenchère ainsi qu’une stabilisation des prix. De plus, les personnes désirant acquérir une propriété ne sont plus prêtes à tout pour la décrocher. L’achat d’une résidence ne se fait plus « à tout prix ». 

Les acheteurs ont même réduit leurs attentes et prennent davantage en considération leur capacité de payer. Certains d’entre eux ont même abandonné leur projet d’achat de maison étant donné les conditions du marché. 

Certains courtiers constatent qu’il y a encore des offres multiples, mais que leur quantité décline de façon considérable. Quelques mois plus tôt, 20 à 25 offres d’achat pouvaient être déposées pour une maison en bonne condition. Aujourd’hui, c’est un nombre plus raisonnable, soit de 3 à 10 offres.

Le marché immobilier reviendra-t-il à la normale en 2022? 

Non, l’année 2022 ne marquera pas le retour à la normale du marché immobilier. Le déséquilibre du marché se fera encore sentir pendant quelques mois. Toutefois, un ralentissement des ventes est à prévoir pour 2022 et a déjà été enregistré en cette fin d’année 2021. 

Tel que mentionné ci-haut, il sera de plus en plus rare d’observer le dépôt d’une vingtaine d’offres d’achat sur une seule et unique propriété. Les acheteurs se sentiront ainsi moins en compétition et bénéficieront d’un marché où la pression de passer à l’action sera réduite.

Y aura-t-il de belles opportunités immobilières pour les acheteurs en 2022?

Oui, les acheteurs peuvent s’attendre à des opportunités immobilières intéressantes sur le marché en 2022. Ceux-ci devront tenir compte des propriétés qui traînent sur le marché. Ces résidences à vendre depuis un bon moment pourraient surprendre les acheteurs. 

En effet, dans ce genre de situation, les vendeurs deviennent de plus en plus motivés et prêts à négocier davantage pour réussir la vente de leur résidence. Un acheteur pourrait donc bénéficier de ces conditions avantageuses et ainsi négocier plus efficacement. 

D’ailleurs, il demeure important de demander conseil à votre courtier immobilier collaborateur à propos des propriétés expirées, annulées ou qui sont à vendre sur le marché depuis quelque temps. 

En résumé, le marché immobilier demeurera favorable aux vendeurs en 2022, mais offrira tout de même de meilleures conditions aux acheteurs ainsi que d’excellentes opportunités d’acquisition.

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