Pourquoi l’intégrité bat toujours la commission rapide (et pourquoi le marché s’en souvient)
12/01/2026
La semaine dernière, un client m’appelle.
Il commence la conversation comme ça :
« David, je travaille normalement sans courtier pour vendre… mais cette fois, j’aimerais te confier un de mes immeubles. Et laisse-moi t’expliquer pourquoi. »
Déjà là, je tends l’oreille.
Il continue :
« Tu te souviens de l’immeuble que je voulais acheter ?
Je t’ai poussé fort. Vraiment fort.
Je voulais un passe-droit.
Je voulais que mon offre passe vite, avant tout le monde.
On parlait d’une grosse commission facile pour toi…
et tu n’as jamais bougé. »
Puis il ajoute quelque chose qui, honnêtement, m’a marqué :
« C’est là que j’ai compris pourquoi tu as du succès.
Tu ne lanceras jamais ton vendeur sous l’autobus pour une commission rapide.
Et si tu traites les autres comme ça, je veux le même traitement quand moi je vends. »
Ce n’est pas une histoire pour me mettre en valeur
Je ne raconte pas ça pour dire que je suis “meilleur” qu’un autre courtier.
Je raconte ça pour faire passer un point fondamental :
Peu importe ton rôle dans une transaction — acheteur, vendeur, investisseur — le marché t’observe.
Les consommateurs regardent comment tu travailles.
Et ils prennent des notes.
Souvent en silence.
Souvent longtemps après.
La réputation ne se bâtit pas avec des slogans.
Elle se bâtit dans les moments où personne ne regarde… ou pense que personne ne regarde.
Pourquoi certains acheteurs contactent directement le courtier du vendeur
On me pose souvent la question :
« Pourquoi les gens vont voir directement le courtier du vendeur ? »
La réponse est presque toujours la même — et elle repose sur deux fausses croyances :
- Passer devant tout le monde
- Obtenir un meilleur prix
Faux.
Faux.
La réalité juridique : la fin de la double représentation
Avec les nouvelles dispositions de la Loi sur le courtage immobilier au Québec, la règle est maintenant très claire :
La double représentation est interdite dans la majorité des situations.
Concrètement, ça veut dire quoi ?
- Le courtier du vendeur a une obligation pleine et entière envers SON client
- Il ne peut pas défendre les intérêts de l’acheteur
- Il ne peut pas donner de conseils stratégiques à l’acheteur
- Il ne peut pas “aider” l’acheteur à avoir un avantage
Même si l’acheteur pense le contraire.
Même si l’acheteur est de bonne foi.
Même si l’acheteur croit que “ça va aider”.
Le courtier du vendeur protège le vendeur. Point.
Alors, c’est quoi la bonne façon de faire comme acheteur ?
La bonne façon est simple.
Et contre-intuitive pour plusieurs.
Signer un contrat de courtage achat
Pourquoi ?
Parce que :
- Tu as un professionnel légalement tenu de défendre TES intérêts
- Tu reçois des conseils stratégiques réels
- Tu évites les faux espoirs et les malentendus
- Tu es protégé juridiquement
Et surtout…
Tu arrives crédible. Préparé. Sérieux.
Dans un marché compétitif, ce n’est pas celui qui parle le plus fort qui gagne.
C’est celui qui est le mieux structuré.
Le vrai closing (et mon opinion franche)
Voici mon opinion, sans détour :
Les raccourcis finissent toujours par coûter plus cher.
Les passe-droits n’existent pas dans un marché sain.
L’intégrité est un actif invisible… mais extrêmement rentable à long terme.
Le client qui m’a confié son immeuble l’a fait des mois plus tard.
Non pas à cause d’un pitch.
Non pas à cause d’une commission.
Mais à cause d’un moment où j’ai refusé de trahir un vendeur.
Et ça, le marché s’en souvient.
En résumé
-
Le marché observe toujours
-
La double représentation n’est plus un levier
-
Le contrat de courtage achat protège réellement l’acheteur
-
L’intégrité n’est pas un discours marketing, c’est une stratégie long terme
Si tu veux vendre ou acheter sans zones grises,
avec une stratégie claire et défendable,
c’est exactement comme ça que je travaille.
Et c’est non négociable.
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David Tardif
Courtier immobilier Exp Agence Immobilière
#1 au Canada*
514-975-8772
