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Une histoire d’horreur immobilière qui pourrait vous arriver…

Par : Maxime Tardif , Courtier immobilier

Aurez-vous le courage de lire jusqu’à la fin?

Cela fait maintenant 20 ans que je suis impliqué dans l’immobilier à Montréal et j’en suis venu à la conclusion que quand vient le temps de prendre une décision dans la vie, dans la majorité des cas soit les gens agissent par peur ou bien dans la perspective d’en retirer un bénéfice. Alors, des histoires d’horreur est-ce que ça arrive en immobilier ? Je vous rassure, j’en ai été témoin de très peu dans ma carrière! Ah, vous voulez que je vous en raconte une? Parfait, mais il faudra la lire jusqu’à la fin pour savoir comment elle se termine!

C’était il y a quelques années, une cliente m’appelle pour me dire qu’elle a besoin d’un miracle. Elle veut revendre sa copropriété indivise qu’elle avait achetée en tant qu’investissement. Elle avait l’intention de la louer et ainsi se garantir un revenu d’appoint. Malheureusement, ces types de copropriété doivent être occupés par les propriétaires et ne peuvent pas être loués. Quand je suis arrivé sur les lieux, plusieurs murs et plafonds étaient ouverts à différents endroits. La propriétaire, mécontente de son achat, avait commencé à faire des trous exploratoires à différents endroits afin de vérifier si ce qui se cachait derrière la finition était conforme au code du bâtiment. Elle a constaté plusieurs malfaçons. Pour finir, la Ville s’en est mêlée et plusieurs avis de non-conformité ont été émis pour le bâtiment.

Malgré tout cela, des acheteurs motivés se sont présentés pour acheter la propriété. Ils étaient prêts à assumer les travaux en contrepartie d’un prix favorable. Ils ont fait leurs démarches et tout leur convenait. Ils ont vendu leur propriété, mais juste avant de signer l’acte de vente, la caisse les a avisés qu’elle n’accorderait aucun prêt pour ce bâtiment tant et aussi longtemps que les avis de non-conformité ne seraient pas réglés.

Pour en ajouter à cet imbroglio, la zizanie régnait dans la copropriété. Les trois copropriétaires ne s’entendaient pas. Dans ces situations, le rôle du courtier est souvent de concilier les parties, on ne nous appelle pas facilitateurs pour rien. Donc, revenons à notre histoire. Premièrement, on a organisé le préemménagement des lieux par les acheteurs pour qu’ils ne se retrouvent pas sans un toit avec leur famille. Deuxièmement, on a recommandé et trouvé des entrepreneurs fiables pour effectuer les travaux correctifs à l’immeuble. On a dû rassurer les parties pendant plusieurs mois, car oui, tout ce processus a pris plusieurs mois.

Comme dans tout bon thriller, lorsqu’on croit s’être débarrassé du vilain, il resurgit sans crier gare. Nous étions à la veille de passer chez le notaire et j’apprends que la vendeuse avait cessé de payer son hypothèque. De plus, il ne restait plus assez d’argent pour payer les créanciers et la vendeuse ne voulait pas débourser les 15 000 $ manquants.

Je me souviens encore de ce moment. Nous étions assis devant le notaire et j’ai demandé à combien s’élevaient mes honoraires de courtage. La notaire m’a montré une facture de 15 000 $. Sans même y réfléchir, je l’ai déchirée et mise aux poubelles. Cela représentait un an de travail acharné, mais mon devoir de servir les intérêts de tous les clients assis autour de la table était bien plus grand que ce que représentaient ces 15 000 $.

Parfois en immobilier comme dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais souvent en tant que courtiers, nous avons la capacité de trouver une solution à la plupart des situations et chez l’Équipe Tardif, c’est assurément une de nos plus grandes forces. Une histoire d’horreur qui aurait pu tourner au vinaigre, mais qui a eu une autre tournure grâce à l’Équipe Tardif !

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